Être une femme expatriée, témoignage d’Ezgi. 

 

Être une femme expatriée, témoignage d’Ezgi. 

Ezgi Demiralp femme expatriée

Je m’appelle Ezgi, je suis originaire d’Istanbul en Turquie. Je dirais que je suis rêveuse, aventurière et voyageuse. Je tiens aussi un blog donc on peut dire que je suis blogueuse. J’aime aussi beaucoup le vélo. J’adore toucher la vie des gens et être impliqué dans des projets sociaux.

Dans ma vie professionnelle, je suis ingénieure. Après avoir obtenu mon diplôme, j’ai travaillé au sein d’une équipe commerciale, puis en tant que Business Developper.  Mon entreprise m’a proposé un poste de responsable pour les projets d’innovation à Paris et c’est pourquoi je me suis expatrié ici. 

 

C’est ta première expatriation ?

Oui, ça fait maintenant plus de 3 ans que je suis à Paris.

 

Pourquoi as-tu accepté l’expatriation ?

Il y a plusieurs raisons, la première est que ma philosophie de vie est « meurs avec des souvenirs », je l’ai apprise en Tanzanie lorsque j’y suis allée en voyage. Cette façon de penser m’a beaucoup aidé dans mon développement personnel et m’a poussé a tenter l’expérience de l’expatriation.

Une autre raison était de voyager pour découvrir les différences culturelles entre mon pays et la France. 

Enfin, en Turquie le marché du travail était en difficulté à ce moment-là et la balance entre vie privée et travail y était plus compliquée qu’en France. 

Donc pour résumer en 5 points :

  • Apprendre une nouvelle langue
  • Rencontrer des gens
  • Trouver des groupes d’intérêts communs
  • Essayer quelque chose de nouveau et de différent
  • Prendre du plaisir à le faire

 

Qu’est-ce que ton conjoint et ta famille ont pensés de ton expatriation ?

Lorsque je suis partie en expatriation, mon compagnon vivait à Dublin en Ecosse. Nous étions donc tous les 2 d’accord pour vivre chacun à l’étranger. Ma quant-a-elle, ma famille était elle aussi contente pour moi. Même si comme toutes les familles, elle aurait préféré me voir rester avec eux, je pense.

Je me suis rendu compte qu’avec la distance, je les vois moins souvent, mais lorsqu’on se voit on profite plus les uns des autres.

Mon conjoint a maintenant trouvé un travail en France donc les choses vont plutôt bien.

 

Est-ce qu’il y a quelque chose qui aurait pu

t’empêcher de t’expatrier ?

Je pense que non, car pendant mes études, je suis allé en Espagne dans le cadre d’un ERASMUS. Pour moi c’était une première expérience à l’étranger et ça m’a donné le gout du voyage. En rentrant, je me suis donc dit que je ne voulais pas rester en Turquie toute ma vie.

Je pense aussi que lorsqu’on est habitué à voyager, on s’adapte plus facilement et ça rend l’expatriation et l’adaptation plus simple. Par exemple, dès mon premier jour à Paris j’ai pris mes affaires et je suis allée au travail comme si je vivais ici depuis déjà longtemps. 

 

Penses-tu que c’est plus compliqué d’être une femme expatriée qu’un homme expatrié ? 

Pour moi non, ça n’a pas été le cas. Mais je pense que de manière générale ce sont surtout des préjugés sur les femmes qui posent problème. C’est pour ça que je pense qu’un des principaux critères pour être un expatrié c’est de savoir s’adapter.

Le principal problème est que lorsqu’une femme est mariée et qu’elle a des enfants, les gens pensent qu’elle ne peut pas s’expatrier, car elles auraient trop de difficultés à travailler tout en s’occupant de sa famille. Le fait d’être une femme avec une famille soulève généralement la question « qu’est-ce que votre conjoint va faire ? ». Car même si les mentalités sont entrain de changer, les gens trouvent toujours ça étrange qu’une femme travaille alors que son mari non.

Du point de vue des entreprises, c’est plus simple de choisir un expatrié homme, car sa femme s’adaptera et le suivra plus facilement.

Du point de vue humain, je pense que lorsque les femmes reçoivent une proposition, elles réfléchissent trop. Elles se demandent si elles seront à la hauteur, si elles échouent quelles seront les répercussions sur leur famille. 

Les hommes eux pensent peut-être moins aux « risques » et acceptent plus facilement les offres d’expatriation.

C’est pour toutes ses raisons que je pense que pour les femmes c’est plus compliquer d’accepter l’expatriation que pour les hommes. Mais pour moi, je n’avais pas ce genre de problème lors de mon expatriation, mais je pense que cela reste la perception générale.

 

Comment comparerais-tu l’égalité homme-femme en France par rapport à ton pays d’origine ? 

Je dirais qu’en France l’égalité homme-femme est bien meilleure. Je pense qu’il y a moins de discrimination en France. Un autre point est qu’en Turquie, lorsque tes enfants sont malades, tu ne te sens pas à l’aise de demander une ou plusieurs journées de repos pour t’occuper d’eux. Alors qu’en France les entreprises sont plus « souples » à ce sujet. Par exemple, certains de mes collègues ne travaillent pas le mercredi après-midi pour pouvoir s’occuper de leurs enfants. Certes en Turquie c’est en train de s’améliorer, mais en France c’est déjà bien mieux. Pour le moment il me semble donc plus simple d’être une femme expatriée en France plutôt qu’en Turquie. 

 

Quels conseils donnerais-tu à une femme expatriée? 

Je pense qu’un point essentiel c’est de bien présenter et expliquer ce que c’est que l’expatriation aux personnes avant leur depart pour qu’elle ne soient pas surprises.

Notamment les différentes phases :

  1. La lune de miel
  2. Le choc culturel
  3. La phase d’ajustement
  4. La phase de maturité 

Mais je pense qu’être expatriée ça implique forcément pas mal de stress au quotidien, car on a forcement plus de difficultés et de choses à penser que lorsque l’on est dans notre pays d’origine. 

Je dirais que c’est loin d’être toujours positif, mais c’est normal qu’il y ait des aspects négatifs et ils ne doivent pas vous bloquer. Personne ne devrait avoir peur, c’est une expérience incroyable.

L’expatriation nous apprend à mieux nous connaitre et nous aide beaucoup dans notre développement personnel. Je pense que trouver des groupes avec des centres d’intérêts communs et apprendre la langue sont de bons moyens pour mieux s’intégrer.

 

Parlais-tu déjà français avant de venir en France ?

Non, je ne parlais pas du tout français en arrivant à Paris. J’ai dû me débrouiller en parlant uniquement en anglais, mais maintenant je suis en train d’apprendre le français. Mais ne pas parler français n’était pas trop gênant puisque maintenant, le plus part des gens parlent anglais.

Avant les gens disaient que les Français ne parlaient pas anglais et que c’était donc compliqué d’être un étranger en France. Mais les générations plus jeunes sont différentes et ces gens-là parlent très bien anglais. Je me rappelle d’un exemple, j’allais à la boulangerie et je parlais français pour essayer de m’entrainer, mais les gens me répondaient en anglais pour que ça soit plus simple pour moi.

On peut se débrouiller sans parler français, mais pour vraiment s’intégrer dans la vie locale, c’est important de parler français. Le français permet surtout de prendre plus de plaisir. Sur le long terme, je pense que c’est nécessaire d’apprendre le français.

 

 

Bonus questions: 

3 mots pour décrire Paris : 

    • Diversité
    • Agréable
    • Bondé

 

3 endroits les plus magiques de Paris :

    • Petit Palais
    • Le musée de Montmartre
    • Shakespeare and Co (librairie)

 

Quel est ton mot français préféré ?

    • Dépaysé, car il représente bien le fait de quitter sa zone de confort et il va bien avec le concept de l’expatriation.

 

Quelle est ta citation préférée ?

    • Elle n’est pas française, mais c’est « don’t limit your challenges, challenge your limits ». Je trouve qu’elle pousse à se challenger et à se dépasser, ce qui me correspond bien. 

 

 

Découvrez d’autres témoignages d’expatriés ou de conjoints d’expatriés: 

  • Iwona nous raconte sa première expérience entant que femme expatriée:

https://absolutely-french.eu/first-expatriation-abroad-testimony/

  • Retrouvez ici l’explication du cycle de vie d’un expatrié: 

https://absolutely-french.eu/conjoint-d-expatrie/

  • Sur nous raconte son expérience de conjointe d’expatrié et les difficultés auxquelles elle a du faire face: 

https://absolutely-french.eu/etre-ou-ne-pas-etre-conjoint-dexpat/

 

Absolutely French is the first French school dedicated only to expat spouses.
Our main mission is to promote double career among expatriate couples.
With our fun, friendly and innovative French trainings, we guarantee you a better integration!

You want to learn with us?
You want to register an expat partner?

Contact us!
E-mail: contact@absolutely-french.eu
Tel: 01 83 73 98 49
Address: 4, rue Faraday 75017 Paris

Un commentaire

  1. Ping :L'expatriation: rêve ou cauchemar ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.